Le CEP : une nouvelle monnaie locale voit le jour

lundi 24 avril 2017
par  admin
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Publié le 23 avril 2017, cet article de la Dépêche du Midi, édition du Tarn, annonce le lancement d’une nouvelle Monnaie Locale Complémentaire Citoyenne sur le territoire de Cordes-sur-ciel (81).


« C’est pour le 29 avril. C’est ce jour que sera lancé officiellement le Cep. »
Claude Le Guerrannic est l’une des pierres angulaires de l’association éponyme de cette nouvelle monnaie.
C’est elle qui va la gérer et la développer sur un territoire de 30 km autour de Cordes-sur-Ciel, où tout est parti.
« On veut que le Cep soit totalement local a contrario du Wir suisse ou le Coopek (N.D.L.R., lancée par le maire du Séquestre Gérard Poujade. Lire ci-dessus.)
N’oublions pas tout de même que notre territoire représente plus de 100 000 habitants. »

Développer l’économie locale

Des billets seront imprimés par l’association. Elle a le pouvoir de distribuer la monnaie. Sa valeur : un cep pour un euro pour éviter toute spéculation.
Mais pourquoi battre une monnaie locale ? Quel intérêt ? Quelle logique économique ?
« Un premier point important. Quoi qu’il arrive, personne ne sera lésé dans l’aventure. Nous avons l’obligation de posséder en euros un dépôt garantissant l’ensemble des Ceps en circulation… au cas où ». Ça, c’est pour la sécurité. Passons à la logistique.
« Pour se procurer notre monnaie, il faudra impérativement adhérer à notre association, pour retirer l’argent dans l’un de nos comptoirs. Aujourd’hui, nous comptons une cinquantaine de personnes qui nous suit ».

Et quelle philosophie dans tout ça ?
« On s’est fixé quatre objectifs.

- Favoriser l’économie locale.
- Réduire l’emprunte carbone en réduisant les coûts de transports.
- On supprime aussi la spéculation, car la monnaie reste dans notre réseau de distribution.
- Enfin, on appelle à une démarche citoyenne.

Beaucoup de personnes ont envie de s’investir pour que le monde évolue, change.
Ils sont fatigués d’un système, d’une économie de marché.
Ils veulent favoriser une production respectueuse de l’environnement, sans que cette philosophie soit un repli sur soi-même.
En adhérant à notre monnaie, ils savent qu’ils font quelque chose de concret »
, affirme Claude Le Guerrannic.

Un projet qui part bien

Le projet, même s’il n’a pas encore vécu, connaît un certain succès auprès des partenaires où les adhérents pourront dépenser leurs Ceps.
« Nous avons déjà 35 partenaires. C’est beaucoup. Pour donner un exemple de comparaison, la monnaie locale l’Abeille (Lot-et-Garonne), qui est une référence pour nous, s’est lancée avec 19 partenaires. Aujourd’hui, elle en compte 110. »
Parlons de ces partenaires. Pourquoi ont-ils accepté l’aventure ?
« La majorité a l’envie de développer l’économie locale. Ce sont des petites structures. Ils se battent au quotidien contre bien plus grands qu’eux. Alors, oui. Ce style de projet les intéresse. » Pour Claude et ses compères, les semaines qui arrivent vont être celles du labeur, de la préparation, des finitions, pour que le Cep soit cette monnaie voulue. Solidaire, locale, humaine.

Les deux premiers comptoirs pour retirer les Ceps se trouvent

  • à l’Echoppe du tourneur, 12 grand-rue de l’Horloge à Cordes-sur-Ciel
  • et au magasin Biodélice, avenue Pierre-Mendès-France à Albi.

Renseignement“s complémentaires au 05 63 56 27 46 ou 06 62 04 96 70.

cep-monnaielocale. org



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